Onde verte
A l’heure
où le printemps pointe le bout de son nez, je crois
nécessaire une petite évocation de cette passion verte
qui habite chaque « cantalou ».
Il y a une
vingtaine d’années, l’art du jardinage, de la serre ou
du carré de pelouse était encore considéré, comme désuet
et ringard. Aujourd’hui les enseignes de jardineries se
multiplient à foison, élargies par des articles de
journaux, des revues spécialisées, des émissions de
radio ou de télé…. La vague verte envahit le pays…..Mais
nous devons reconnaître que chez nous, EN PAYS VERT,
cette passion a toujours existé et n’a jamais cessé.
Elle remonte à la nuit des temps. Les Croisés avaient
rapporté plusieurs variétés de roses et sans doute
l’abricotier. Magellan ramena d’Amérique le fuschia et
les explorateurs du XVIII° siècle le bégonia….
Pour
toutes ces raisons évoquons poétiquement ce merveilleux
jardin, fierté de tout « Cantalou ». Que cet hommage
soit plus particulièrement destiné à toutes celles et
tous ceux qui se montrent fiers de leur petit jardin.
-
Arrive, cours, viens voir mon jardin…..
Vois, derrière le lilas l’abri du
crapaud, et là les pucerons qui côtoient les fourmis.
Les radis, feuilles rongées, comme
si ces goulus escargots avaient des dents !
Les limaces ! Je ne sais quelle
pitance elle trouvent, mais à voir leur trace argentée,
elles visitent régulièrement les plants de salades…
Partout les merles ! cerise au
bec ou sautillant à la recherche d’un ver bien gras.
Et les guêpes, et les papillons !
Et si tu ouvres brusquement les
volets, les lézards fuient le long du mur tout chaud ou
bien vont s’aligner sous l’auvent de tuiles.
Vilain chat ! Il a encore gratté
sous les groseilliers…
Approche sans bruit du
chèvrefeuille, il y a un petit nid au creux des
branches… Vite, partons sans déranger personne…Demain
nous nous attarderons sur les fleurs et les légumes…
- Mais
enfin, c’est bien beau tout ça, mais un jardin, c’est
quand même pour faire pousser des légumes !
- Si tu veux te porter bien,
dans ton estomac, mets ton jardin !
- Par l’épinard et le poireau,
on obtient le lys de la peau !
- Si l’estomac pouvait parler,
il dirait : carotte !
- Si l’homme savait l’effet du
céleri, il en planterait plein son jardin !
- Si la femme savait ce que le
persil fait à l’homme, elle irait en chercher jusqu’à
Rome !
- Salade bouillie allonge la
vie !
- Année de cerises rouges met
le rire sur les bouches !
- Et la pomme de terre alors ?
- La pomme de terre ? Elle
signifie « générosité bienfaisante » !
Nous te louons, ô Patate,
nous te proclamons reine
O Reine du royaume de la terre.
Tous hommes, femmes, enfants,
porcs, te proclament sans cesse.
Sainte ! Sainte ! Parmentier un
jour t’a ramenée.
Les cieux, la terre, nos jardins
et assiettes sont remplis de ta gloire
Et te vénèrent…
En robe ou papillote, effritée,
râpée, gratinée
Ainsi qu’écrasée, consolatrice
des édentés.
De ta terre noire débarrassée
Tavelée, belle et jaunie tu
apparais
Pour apaiser l’homme
Tu n’as pas eu horreur
Des entrailles du sol.
Nous te supplions de continuer à
nourrir tes serviteurs
Fais que n’apparaisse jamais la
patate transgénique
Sauve ton peuple roturier
Et demeure notre héritage
Chaque jour nous te bénissons
Et nous louons ton nom dans ce siècle
Et dans le siècle à venir.
- Dans mon
jardin à moi, je ne mettrais que des fleurs
Des fleurs ? Quelles
fleurs ?..................
Le monde des
auteurs cantalous à nouveau en deuil,
Après Pierre
DUFOUR (le Typoète) et Jacques MALLOUET (l’homme de
Valette), voici que Louis TOUZET vient de nous quitter.
Louis TOUZET
était né à ALLANCHE le 14 juillet 1924. Après l’école
Normale d’Aurillac il devient instituteur puis
conseiller pédagogique en Education Physique et
Sportive.
A la retraite
avec son épouse, dans leur maison de MASSIAC, Louis
s’adonne à l’écriture, la peinture (aquarelles, huiles)
et la sculpture sur bois (remarquables boîtes à
mariage…) sans oublier la pétanque et son éternel
passion pour le sport, particulièrement le rugby –il
avait été joueur dans l’équipe d’AURILLAC dans les
années 42 à 46-.
Lorsque Louis
venait participer à des journées littéraires, il faisait
partie des auteurs qui savaient apporter bonne humeur et
humour tout en gardant un esprit modeste. Son intérêt
pour les écrits des autres cantalous démontrait un homme
généreux et ouvert.
Parmi ses
écrits :
199O – La
partie de chat perché
1997 – Une
fameuse lignée d’Auvergnates : les Marie Vergne
1997 –
Armandou l’estamaïre de Marchastel
2001 – Des
ronces et des cactus
Tiré d’ «Une
fameuse lignée d’Auvergnates… » je ne résiste pas à
l’envie de vous transcrire un court extrait :
….. «
Pour la dernière fois sans doute, en ce Dimanche 30
septembre 1950, Marie Vergne et Jean Devèze se
rejoignent au chemin du vieux moulin.
Ceux qui
regardent Marie traverser le bourg sur son vélo, n’ont
plus cet air entendu, ou bébête ou pincé, des semaines
passées. Les promis vont l’un vers l’autre avec la
bénédiction ou l’indifférence de tous…
…….Cet
après-midi de l’été finissant mettait sur leur peau
tiédeur et lumière. L’ombre d’un nuage passant dans le
ciel n’était qu’un prétexte à joindre leur nudité…. »
AU REVOIR
LOUIS, et de là haut (peut-être) avec Pierre et Jacques
trinquez à notre Cantal.
Lundi 14
février nous allons fêter la
SAINT VALENTIN
et le mardi 8 MARS sera " la journée de la femme "
J’ai choisi un
petit poème écrit par LYSIANE SAISY pour célébrer ces
deux évènements du cœur.
ET si le cœur
vous en dit vous pouvez nous transmettre un texte, une
poésie,un extrait… qui parle à vos oreilles pour
célébrer l’Amour, la Femme, vos sentiments ou vos
passions…. A vos plumes…..
FLAMME FATALE
Dieu caressa le
feu sans se brûler les doigts
Dans une flamme
il vous sculpta
Il vous donna la
vie dans un cri de lumière
Vous fit reine
et rubis, vous fit femme et panthère
De quelques
gouttes de feu coulées dans la fournaise
Il fit naître
vos yeux comme deux flocons de braise
Puis il se
tourna vers le soleil et lui dit :
" Tu es l’étoile
que pour son corps j’ai choisi ".
Il coula dans
vos veines le sang de tous les fruits
Et remplaça les
chaînes par des liens infinis
Puis une fois
qu’il eût posé ses pinceaux
Il anima vos
lèvres d’un baiser
Puis s’envola
aussitôt
Pour l’éternité.
Lysiane SAISY
Le temps passe vite….
Voilà cinq ans que notre site existe !
Bel anniversaire
non ?
Si un vieil
adage affirme " Qui n’avance pas recule " Hé bien ce
n’est pas le cas pour notre site cantalpassion.com
Quelques
chiffres témoignent directement de son essor :
De 30
communications / jour au départ nous arrivons
aujourd’hui à 2000 et
35OO abonnés à
la lettre d’actualisation contre 50 en 1999.
Ne voilà-t-il
pas des preuves suffisantes pour témoigner de
l’opportunité d’un tel site ?
Animé au départ
par un seul bénévole c’est à présent 40 personnes qui
oeuvrent à sa diversité : photos, chroniques, poèmes,
reportages, résultats sportifs, généalogie, découvertes
d’un métier ou d’un village… il y en a pour tout le
monde.
Et il reste de
la place pour toute celles et tous ceux qui ont envie de
communiquer leurs savoirs, leurs compétences, leurs
passions… mais aussi leurs coups de cœur ou leurs coups
de gueules !
Ce qu’il y a de
plus extraordinaire est ce lien humain et utile tissé
par cette toile du net aux performances illimitées : les
cantaliens du pays apprennent à découvrir tel ou tel
aspect du département ou de ses propres racines ; les
expatriés peuvent venir " téter " un peu de lait au sein
maternel du terroir ; les amateurs de grands espaces
peuvent décider de venir arpenter nos montagnes….
Que demander de
plus, que demander de mieux ?
Loin des
tourmentes politiciennes ne croyez-vous pas qu’il est
doux de se sentir plus cantalien encore en surfant sur
le site cantalpassion.com où plus de 2000 pages
(+photos) s’offrent à vous et au Monde ?
Et il ne faut
pas oublier que le site est interactif… alors n’hésitez
pas à demander un renseignement, une précision, à
formuler un avis contraire….
Ce qui me paraît
dommage est de constater que sur les 2000 connexions
quotidiennes, peu d’internautes osent réagir. Deux cas
de figure sont possibles : ou nous ne disons que des
choses qui n’engendrent que de l’indifférence ou nos
lecteurs n’osent pas, ont peur de faire des fautes, ou
sont habités de fausses pudeurs.
NON amis
cantaliens et d'ailleurs, pas de non-dits.
Et puis pensez
que les quarante bénévoles ont parfois besoin d’être
convaincus que leur travail n’est pas inutile. Le
découragement peut les envahir… et je crois que ce
serait vraiment regrettable, non ?
Allez à vos
claviers et soufflons ensemble les cinq bougies que nous
célébrons aujourd’hui.
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