Au qualificatif d’écrivain je préfère celui d’auteur. 

L’écrivain est issu du mot latin scribe : «  fonctionnaire chargé de rédactions administratives ».

L’auteur est celui qui « est à l’origine d’une chose, responsable d’un acte »

Mon pays, le Cantal et plus particulièrement le canton de Murat et la commune d’Albepierre constituent l’origine de mes passions, de mes pensées et de mes actes. Nourri par eux j’ai décidé un jour (à l’âge de 5O ans) de me mettre à écrire.

ECRIRE parce que je crois avoir des choses à dire, des anecdotes de vies anonymes à transmettre, des émotions à faire partager. Je le fais pour être lu. Il est probable que tout le monde ne partage pas mes façons de penser, de vivre, de croire. Tant mieux !

 

Je ne suis pas toujours d’accord avec les orientations que prend notre pays. Je ne suis pas d’accord non plus avec certains de mes compatriotes beaucoup trop enfermés à mon goût dans un conservatisme exacerbé.

Mes parents étaient des humbles. Papa, originaire de Dienne, fut berger, faucheur puis livreur de charbon chez un « bougnat », à Paris et ensuite chauffeur-livreur dans le cantal pour terminer sa carrière VRP en alimentation du bétail. Maman, lozérienne de par ses origines familiales fut une fille de la terre puis une employée de maisons bourgeoises.

Rien d’autre. Des gens simples qui ont eu une vie rude, honnête, droite et sincère.

A ma sœur et moi ils ont appris les valeurs essentielles de la vie : respect des autres, simplicité, bonheur dans ce que l’on possède et haine de ce que l’on peut envier.

Avec une carrière de commercial j’ai engrangé ce que les autres (mes clients) m’ont apporté. Par comparaison j’ai pris conscience de la valeur de mes racines… appréciant la chance de pouvoir en avoir !

Tant que je pourrai écrire je mettrai toutes mes énergies pour porter haut le drapeau du Cantal, terreau de richesses humaines, culturelles et naturelles. Je veux faire partager.

Je demeure révolté quand j’entends dire qu’il faut que notre lopin de territoire reste à ceux qui y sont nés. Ceux-là même qui préfèrent laisser à l’abandon des biens hérités plutôt que de voir arriver des « étrangers » aux idées nouvelles, plus jeunes, aux regards autres ou d’une culture différente.

N’oublions pas que nos ancêtres les gaulois pris entre ambitions de l’Empire Romain et les invasions barbares déclarèrent fièrement préférer une vie pauvre et indépendante avec les barbares (les étrangers) plutôt que les taxes des Romains. (voir ma chronique sur les villages).

En découvrant le site cantalpassion.com qui œuvre avec le même état d’esprit, j’ai voulu être des leurs. C’est la raison pour laquelle je rédige quelques chroniques sur ce site.

Je n’ai jamais écrit pour devenir célèbre, passer à la télé, recevoir un prix ou appartenir à une grande maison d’édition. La célébrité conduit à l’échafaud, dispense de sincérités, se construit à grands renforts de « marketing ».

 Un jour sans doute, quand je ne serai plus là, des curieux me reliront et apprécieront peut-être tout ce que j’ai pu tracer sur le papier. Mais qu’importe ce jour… en attendant vivons le moment présent, essayons d’essayer …. Et qui vivra verra !

Notre cher Cantal demeure timide, peu communicant, en attente …. Cela est dommage ! mais il n’est jamais trop tard ! (voir la rubrique ci-après « OUVERTURES »).

Prendre conscience de ses lacunes, c’est déjà commencer à agir.

Qu’il en soit ainsi.

Ne soyons pas seulement des « croyants ». Le mot a la même racine que « crédule », soyons des fidèles (qui se fie à). Notre terre le mérite et ses hommes aussi.

 Mes publications :

OCEANE : textes courts et poétiques.

LEA : Nouvelles.

LOUISE : Textes inspirés par les couleurs.

LE CANTALOPITHEQUE : Fresque humoristique sur les origines Cantaliennes.

LE TROU DU LOUP : Roman qui se situe dans la région de Murat et Albepierre.

CONTES ET CANCANS DU CANTOU : Succession de contes et cancans racontés au court de veillées autour du cantou.

 Les trois premiers ouvrages ont été édités par LES EDITIONS DU PETIT VEHICULE DE NANTES.

 Le Cantalopithèque et Contes et cancans du cantou sont auto-édités.

 Le trou du loup a été édité par les Editions des Belles Pages de Murat.